Hémorragie du PS français : traîtres ou visionnaires ?
Bernard Kouchner, Eric Besson, Jack Lang, Jean-Pierre Jouyet, Jean-Marie Bockel, Fadela Amara, Martin Hirsch, Hubert Védrine, Dominique Strauss-Kahn, Michel Rocard ont tous acceptés des responsabilités dans le gouvernement de droite de Sarko ou dans une de ses comissions. C’est en zappant hier soir sur France2 l’émission de Guillaume Durand “Esprits libres” que, moi belgo-cocogaucho, j’ai appris que l’affable Jacques Attali avait rejoint son ami Sarko pour présider une nouvelle comission.
J’ai été interpellé par l’hémorragie que le PS français vivait.
Tous choisissent la voie du libéralisme sarkozien et justifient leur choix notamment par l’opportunité d’action que leur offre le président français. Sont-ils des traîtres ou réalisent-ils l’aggiornamento d’une gauche surannée ?
Annoncent-ils la fin de la gauche modérée et le tournant inéluctable du socialisme libéral pour le PS ? Certainement ! Mais la méthode et leur participation me dérange. Comme Michel Onfray le faisait remarquer lors de l’émission, il y a ceux qui collaborent avec le pouvoir et ceux qui agissent en marge du pouvoir. L’opposition d’Onfray était d’ailleurs la seule adversité honnête de l’émission.
Ma bonne résistance stomacale m’a empêché de vomir à plusieurs reprises quand j’ai vu et entendu :
- L’arrogance indécente de Sarko d’avoir débauché des hommes de gauche;
- La justification activiste d’Attali;
- Sa promotion pacifique de Gandhi face à l’exploitation globale libérale-capitaliste;
- Sa petite attitude vexatoire à l’égard d’un vrai révolutionnaire comme Onfray.
Revenons à notre Wallonie profonde. Si aux élections régionales de 2009, le MR venait à gagner, il ne serait pas impossible que Didier des Finances, dans son originalité légendaire, calque la stratégie de Sarko. Faudrait-il encore trouver des personnalités intéressantes au PS … Faudrait-il aussi que le clientélisme ne soit plus une méthode d’accession au pouvoir. Le PS wallon pourrait donc se rassurer sauf qu’Elio Toto, tel Ulysse, s’étranglerait aux appels des sirènes. Rires en perspectives ! Croyez-moi, le PS wallon a encore un bel avenir devant lui.